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Fauteuil roulant manuel : comment préserver ses épaules au quotidien ?

Une personne à mobilité réduite qui sort souvent pour aller à un rendez-vous, faire les courses, etc., réalise environ deux mille poussées par jour, voire plus. L’effort à fournir augmente si elle doit franchir une pente un peu raide. Dans ces déplacements, c’est l’épaule qui fait le plus gros du travail. Or, elle est faite pour attraper, lancer, tendre le bras, etc., non pas pour porter un corps entier, des milliers de fois, année après année. Pour réduire l’effort de propulsion et préserver ses épaules, le PMR doit bien régler son fauteuil roulant manuel, adopter les bons gestes et renforcer ses muscles. Enfin, il peut installer une assistance électrique pour effectuer les longues distances en toute aisance.

Sommaire

Réglez votre fauteuil pour alléger chaque poussée

Pour faciliter la propulsion et réduire l’effort à fournir, réglez votre fauteuil roulant manuel. Voici comment faire :

  • Avancer l’essieu arrière : Pour rouler et pousser plus facilement, rapprochez l’essieu de votre centre de gravité. Attention toutefois, le fauteuil devient alors plus sensible au basculement. Si ce réglage vous est difficile, demandez l’aide d’un ergothérapeute.
  • Ajuster la hauteur d’assise : Pour ce faire, posez la main en haut de la main courante : votre coude devrait former un angle d’environ 100 à 120 degrés. Si c’est trop tendu, vous forcez. Si c’est trop plié, vous perdez en amplitude et vous compensez avec l’épaule.
  • Alléger votre fauteuil : L’idéal est d’avoir un fauteuil roulant manuel léger. Vos bras vous diront merci, surtout lorsque vous devez parcourir un long trajet ou monter une pente.
  • Soigner les points de contact : Ayez des mains courantes ergonomiques et de bons gants pour réduire la crispation et les tensions qui remontent jusqu’à l’épaule.

Corrigez votre geste et renforcez les bons muscles

Votre fauteuil roulant manuel est maintenant bien réglé. C’est bien. Il vous reste à adopter les bons gestes pour l’utiliser. Pour ce faire, effectuez une poussée ample, avec un retour de main relâché. Cela fatigue beaucoup moins qu’une série de petites poussées répétées. Lorsque vous passez du fauteuil roulant au lit, à la voiture ou aux toilettes, ne soulevez pas tout votre poids sur vos deux épaules. La solution reste la planche : elle fait le pont entre le fauteuil et la surface d’arrivée, ainsi, au lieu de vous soulever, vous glissez.

Enfin, renforcer les stabilisateurs de l’omoplate est essentiel. La raison est que, lorsque vous poussez, la poitrine et le devant de l’épaule font presque tout le travail. Les muscles qui maintiennent l’omoplate en place et retiennent l’épaule ne travaillent presque pas. Avec le temps, l’avant se raccourcit, l’arrière s’affaiblit, et l’épaule bascule vers l’avant. Par conséquent, les tendons frottent et l’on ressent alors de la douleur. Pour éviter cela, rapprochez-vous d’un kinésithérapeute pour connaître les bons exercices qui renforcent les stabilisateurs de l’omoplate.

Passez à l’assistance électrique quand la propulsion coûte trop

Après des mois ou quelques années d’usage de votre fauteuil roulant, vous vous sentez fatigué par l’effort, et ce malgré un bon réglage de l’équipement et l’adoption des bons gestes pour la poussée. Dans ce cas, il est sans doute temps d’ajouter une assistance électrique à votre aide à la mobilité. Parmi les solutions de motorisation faciles à installer, comptez le Yomper. Il se clipse sous l’assise et s’accompagne d’une commande qui vous permet de diriger votre fauteuil sans pousser. Avec ce dispositif, parcourir de longues distances, des côtes, des chemins de gravier, etc., vous sera facile.

Quel que soit le kit de motorisation que vous choisissez, assurez-vous qu’il reste léger et qu’il soit compatible avec votre châssis (pliant ou rigide). Tenez également compte de son autonomie et de la facilité d’installation.

Les signaux qui imposent un avis médical

Vous utilisez un fauteuil roulant manuel depuis longtemps et pensez que vous avez encore la force de l’utiliser pour des années. Sauf que depuis quelque temps, vous sentez une douleur qui vous réveille la nuit. Vous avez également noté que votre épaule proteste au moindre transfert, ou vous ressentez une gêne qui descend dans le bras. Ne négligez pas ces signes, car ils peuvent annoncer une lésion de la coiffe des rotateurs. Prenez rendez-vous avec un médecin MPR ou un kinésithérapeute pour un bilan afin d’en avoir le cœur net. Par ailleurs, envisagez la pose d’une assistance électrique pour préserver vos épaules.